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ISO 50 001, 3 bonnes raisons de se lancer

28/09/2018

Management de l'énergie, 3 bonnes raisons de passer
à la certification ISO 50001

Fin 2017, l’organisation internationale de normalisation (ISO) publiait son rapport délivrant un satisfecit à la France. Le nombre de sites certifiés ISO 50001 a triplé par rapport à l’année 2016. Au total, ce sont plus de 2000 sites qui ont obtenu la certification, hissant le drapeau tricolore sur la 3ème place du podium Européen.

Cette dynamique s’explique par de multiples facteurs dont les principaux sont économiques et règlementaires.

Au-delà de l’exonération d’obligation d’audit énergétique des sites certifiés ISO 50001, la mise en place d’un système de management de l’énergie (SMé) est un axe stratégique de croissance de l’entreprise.

Le programme PRO-SMEn est également un véritable levier économique pour le lancement d’une telle démarche. Il apporte une prime pouvant aller jusqu’à 40000€, aux entreprises qui s’inscrivent dans cette démarche d’amélioration continue.

On pourrait donc penser que l’intérêt est acquis et qu’il n’est plus à démontrer, pourtant la certification d’un SMé n’est pas systématique. Au regard des 10 000 entreprises soumises à l’audit énergétique réglementaire, la démarche de management de l’énergie a encore de nombreux adeptes à convaincre.

Revenons donc sur les principaux bénéfices de la certification ISO 50001.

1. ÉPAISSIR LE TRAIT DU CADRE DE L’AMÉLIORATION ÉNERGÉTIQUE

Il est rare qu’une entreprise se lance dans un SMé sans avoir au préalable mis en place des actions d’efficacité énergétique. Cependant ces actions sont souvent disparates, menées sans planification d’ensemble par un ou deux acteurs parfois isolés.

Un SMé est un véritable bond en avant, en ce sens qu’il engage l’ensemble de l’entreprise, par l’écriture d’une politique énergétique argumentée, écrite et annoncée (avec des objectifs chiffrés), par la mise en responsabilité de plusieurs personnes clés, à commencer par la Direction de l’entreprise, sans oublier la participation effective de l’ensemble des salariés.

"Un SME engage l'ensemble de l'entreprise, par l'écriture d'une politique énergétique argumentée, écrite et annoncée..."

Pour atteindre ces objectifs, la définition et le suivi d’indicateurs de performance énergétique, liés à des équipements, à des usages, à la production, ou parfois plus globaux (KWh/m²), fixe une "guideline" puissante à tous les intervenants.

La construction du plan d’actions, associé aux objectifs, est également un facteur clé car il implique la mobilisation de ressources techniques et financières. On privilégiera souvent un objectif de gains à court terme avec des actions de sensibilisation et de gestion au quotidien requérant peu d’investissements et un objectif à plus long terme, notamment dans les entreprises fortement consommatrices avec des opérations plus complexes.

 

2. Vérifier les gains et la rentabilité des actions menées

Réduire les coûts de production est bien évidemment l’un des objectifs du management de l’énergie. Cependant, il n’est pas rare que l’économie d’énergie attendue par le changement d’un équipement ou une action de régulation ne soit pas vérifiée, faute de moyen, de ressources ou de méthode, ce qui empêche la mise en avant de l’action réalisée auprès de la direction et/ou des actionnaires.

Une démarche de management de l’énergie implique de construire la consommation de référence, celle qui servira à comparer les performances attendues et les performances réelles. La mesure et l’analyse des données énergétiques et des facteurs influents (degré-jours, quantité de produits fabriqués) fourniront les axes d’amélioration. Mesurer l’efficacité des actions correctives ou préventives, l’adéquation entre la cause et le problème, apportera la garantie indispensable qu’il n’y aura pas de récurrence du problème.

"La mesure et l'analyse des données énergétiques et des facteurs influents fourniront les axes d'amélioration"

Une démarche de management de l’énergie implique de construire la consommation de référence, celle qui servira à comparer les performances attendues et les performances réelles. La mesure et l’analyse des données énergétiques et des facteurs influents (degré-jours, quantité de produits fabriqués) fourniront les axes d’amélioration. Mesurer l’efficacité des actions correctives ou préventives, l’adéquation entre la cause et le problème, apportera la garantie indispensable qu’il n’y aura pas de récurrence du problème.

Pour cela, il faudra au préalable mettre en oeuvre un plan de comptage fiable (vérification de l'étalonnage des compteurs, de la fiabilité des données collectées) et choisir le logiciel de traitement. Avoir un recours à un Energy Manager externalisé pour "piloter" le Smé peut alors s'avérer le choix le plus efficace, car au-delà de la ressource et de ses compétences, l'Energy Manager apporte un regard neuf et aleter sur les variations de consommation du site, tout en apportant son analyse technique des événements détectés.

 

3. OPTIMISER LA PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE AU-DELÀ DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Selon les retours de terrain confirmés par l’Ademe, une réduction de 5 à 15 % de la consommation d’énergie peut être obtenue avec des retours sur investissements inférieurs à 2 ans. Dans l’industrie, la valeur des bénéfices totaux suite à une démarche d’efficacité énergétique peut être 2,5 fois supérieure à la seule valeur des économies d’énergie, ce qui ramène le temps de retour sur investissement de 4 à 1 an.

En effet, dans l’industrie les investissements étant souvent multicritères, le retour sur investissement sera encore amélioré par d’autres gains tels que la productivité, la qualité, l’innovation…

"Dans l'industrie, la valeur des bénéfices totaux suite à une démarche d'efficacité énergétique peut être 2.5 fois supérieure à la seule valeur des économies d'énergie..."

Implémenter un SMé implique une analyse détaillée des usages énergétiques, du fonctionnement des principaux équipements consommateurs, de la conduite des procédés. La démarche fait souvent ressortir l’existence de problématiques restées sans réponse pertinente ou pour lesquelles la réponse n’est pas justifiée. Un exemple concret est l’analyse de l’impact des facteurs pertinents et des facteurs statiques sur la consommation ; ces facteurs sont bien souvent connus de l’entreprise (production, matière première, Température extérieure…) mais que très rarement quantifiés et modélisés.

L’analyse dynamique des indicateurs permet d’identifier de façon objective les dérives de performance énergétique, pour ensuite déclencher par exemple des actions de maintenance curative anticipée ayant des bénéfices directs au-delà même de la simple gestion d’énergie.

HYDRO OBTIENT LA CERTIFICATION ISO 50 001 POUR SON SITE DE LUCÉ

Avec la mise en place d’un système de management de l’énergie (SME) conforme à la norme ISO 50 001, Hydro s’inscrit résolument dans une démarche d’amélioration continue. Notre accompagnement global sur ce projet lui a permis de bénéficier d’une subvention finançant l’intégralité du projet.

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L’accompagnement d’Eqinov nous a permis de bénéficier d’outils sur mesure, afin d’impliquer l’ensemble de nos collaborateurs dans la démarche.

Claude BARBA
Directeur Administratif et Financier HYDRO