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Industrie : sur la piste de vos gisements de flexibilité électrique

DÉTECTEZ VOS GISEMENTS DE FLEXIBILITÉ POUR EXPLOITER VOTRE POTENTIEL

Pour les grands consommateurs d’énergie que sont les industriels, la flexibilité de la consommation électrique devient un levier de performance stratégique. Mais avant de vous engager dans une démarche de flexibilité, vous devez identifier les gisements exploitables. Avec un bon accompagnement, vous pourrez optimiser votre consommation électrique et donc votre budget. La plupart des secteurs industriels sont en effet concernés. Quelles pistes explorer pour dénicher ces gisements de flexibilité électrique dans votre entreprise ? Suivez le guide !

 

Les gisements de flexibilité électrique en quelques mots

La flexibilité électrique (ou demand response) représente un facteur d’optimisation en vue de réduire vos dépenses énergétiques. Comment ? En modulant la consommation de vos équipements ou de votre process en fonction des opportunités économiques offertes par le marché de l’électricité.

Identifier des gisements de flexibilité dans une entreprise industrielle revient donc à déterminer les équipements susceptibles d’être arrêtés ou démarrés à la demande. Le tout, sans nuire au processus de production.

 

L’étude du procédé de production : une étape clé

L’identification des gisements de flexibilité repose d’abord sur une étude préalable du fonctionnement du site et des consommations d'électricité associées. L’objectif : repérer les différentes possibilités de baisser ou d’augmenter la consommation électrique dans l’entreprise en fonction de la conduite du procédé de production.

Pour l’opérateur d’effacement, il s’agit d’analyser en détail le procédé de production afin de comprendre :

  • comment fonctionne l’entreprise au quotidien pour répondre aux commandes de ses clients ;
  • quel est le cheminement de transformation des matières et de fabrication du produit final ;
  • quels équipements interviennent et comment se répartit leur consommation électrique.

En s’entretenant avec les responsables opérationnels, l’opérateur d’effacement peut obtenir une vue précise de l’organisation de la production et ainsi identifier les pistes à étudier. Un échange informel qui s’opère évidemment sous contrat de confidentialité.

Exemples de questions posées pour identifier les gisements de flexibilité
  • Quelle est votre consommation électrique ?
  • Quelles sont vos contraintes de production ?
  • Quels sont les équipements qui consomment le plus d’électricité dans votre entreprise ?
  • Comment s’organisent vos équipes ?
  • Quelle est votre capacité de stockage des matières en amont et en aval des lignes de production ?
  • Quels équipements peuvent être arrêtés quelques heures sans nuire à la production ?

 

Quels sont les gisements de flexibilité électrique dans l’industrie ?

Les gisements de flexibilité sont en lien avec l’organisation de la production et le fonctionnement d’équipements qu'on retrouve dans la plupart des sites industriels. La majorité des entreprises sont concernées.


Les équipements

Différents types d’équipements industriels sont plus particulièrement susceptibles d’être flexibles, à commencer par les appareils de production de chaleur ou de froid :

  • Les fours. Dans certains secteurs industriels, la matière est maintenue au chaud par des fours fonctionnant en permanence. Du fait de leur inertie, ces équipements thermiques peuvent parfois être arrêtés ponctuellement sans baisse conséquente de la température – et donc, sans préjudice pour la production.
  • Les centrales et groupes de production du froid. Comme pour les fours, un bénéfice important peut être réalisé en pilotant les systèmes de production de froid dans le respect des consignes de température. Les groupes frigorifiques ou centrales de rafraîchissement et climatisation seront donc particulièrement analysés.
  • Les moteurs. Ils constituent un gisement de flexibilité important dans les entreprises industrielles. Il peut s’agir de moteurs puissants intégrés dans des laminoirs, des systèmes de ventilation ou encore des appareils de compression.
  • Les broyeurs. Pour limiter les nuisances sonores, les broyeurs de papier ou de bois équipant certaines entreprises sont souvent démarrés après le départ des salariés. Précisément au moment où la consommation d’énergie est déjà très forte au plan national ! Il serait plus opportun de procéder au lancement de ces équipements la nuit, lorsque l’électricité est abondante et peu chère.
  • Les pulpeurs et machines à papier. Le pulpage, le pressage ou le séchage du papier figurent parmi les postes de dépenses énergétiques les plus élevés pour les papetiers, avec des machines qui fonctionnent 24h/24 et 7J/7. D’énormes gisements de flexibilité ont été révélés dans ce secteur très énergivore.

 

Les lignes de production, voire l’usine entière

Certaines entreprises peuvent parfois se permettre d’arrêter toute une ligne de production, de la récupération de la matière première à la sortie des produits en bout de chaîne. C’est en jouant sur les stocks que l’entreprise peut actionner ce levier de flexibilité et réaliser des économies substantielles.

Parce que le site dispose souvent d’un stock amont de matières premières couvrant plusieurs heures de fabrication des pellets, le fonctionnement des lignes de granulation peut être piloté hors des périodes de tension du système électrique. Objectif : bénéficier d’un prix d’achat de l’électricité compétitif.

Dans d’autres cas, il est également possible de profiter des quelques heures de tension du système électrique pour réaliser des maintenances préventives ou de stopper complètement l’activité d’une usine, dans un groupe possédant plusieurs unités de production prenant le relais des engagements vis-à-vis des clients.

 

Du fait de la conjoncture économique et grâce aux nouvelles technologies, l’organisation des entreprises et leurs process de production évoluent constamment. Dans ce contexte, les gisements de flexibilité de la consommation électrique sont partout, dans tous les secteurs d’activité (mécanique, industrie du papier, métallurgie, chimie…). Parfois insoupçonnés, ils constituent un vecteur de gains financiers intéressant pour les entreprises industrielles, qui peuvent ainsi contribuer à la transition environnementale.