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Flexibilité électrique : les arguments pour inciter votre direction à franchir le pas

Valorisation de la flexibilité électrique : tout pour convaincre sa direction

Pour faire face à l’augmentation des coûts de l’énergie, les entreprises peuvent s’engager dans une démarche de valorisation de la flexibilité électrique. Le principe ? Moduler sa consommation d’électricité en période de forte demande ou de surproduction pour bénéficier d’une prime financière. L’industrie, du fait de sa capacité d'adaptation, est particulièrement concernée par cette opportunité. Mais convaincre la direction de l’entreprise est souvent le plus grand défi à relever. Quels sont les freins pouvant se présenter et les arguments à faire valoir ? Éléments de réponse.

Valorisation de la flexibilité électrique : pour toutes les entreprises industrielles ?


Si la valorisation de la flexibilité électrique est à la portée de nombreuses sociétés, certaines y gagneront plus que d’autres. Lorsque l’effacement de la consommation affecte une part de la production importante, la rémunération dégagée peut dans certains cas ne pas suffire à couvrir le coût de perte de production.

In fine, ce qui importe réellement, c’est le rapport entre le coût de l’énergie, le coût de production et la rémunération de la flexibilité de l’entreprise. Par exemple, dans la papeterie, où il faut 30 centimes d’énergie pour produire un euro de papier, la valorisation de la flexibilité de consommation électrique est une opportunité réellement intéressante. Elle l’est beaucoup moins dans la parfumerie, où le coût d’achat d’électricité représente une part nettement plus faible du coût de production.

Effacement de la consommation : les freins à l’engagement


Psychologiques, matérielles ou financières, les objections des directions sont variables. Voici quelques conseils pour lever les craintes.

 

Idée reçue #1 : les contraintes sont trop fortes pour notre entreprise

Pour un industriel dont l’objectif premier est de produire, l’idée de renoncer à sa production peut être difficile à accepter. Mais en réalité, l’arrêt de production n’intervient que quelques heures par an en cas d’extrême tension du système électrique.

Par ailleurs, il est possible de définir un programme de flexibilité consistant à décaler la production dans le temps. Par exemple, un fondeur de pièces en acier peut être sollicité pour décaler la fusion d’un de ses fours, prévue initialement de 7 à 9 heures, sur une plage ou la tension du système électrique est moins forte, de 15 à 17 heures par exemple.

 

Idée reçue #2 : on ne peut pas s’arrêter de produire dans la seconde

Lorsqu’on parle d’effacement de la consommation électrique, les entreprises pensent souvent qu’elles devront arrêter le fonctionnement de leurs équipements dans des délais extrêmement courts de quelques minutes. Mais dans les faits, le cadre réglementaire offre la possibilité de valoriser sa flexibilité en étant prévenu la veille pour le lendemain des heures d’arrêt des machines. Ceci permet aux équipes opérationnelles de prendre le temps de s’organiser.

 

Idée reçue #3 : c’est trop compliqué, on ne sait pas faire

De prime abord, les mécanismes réglementaires mis en place par RTE pour la valorisation de la flexibilité de consommation électrique peuvent sembler complexes à appréhender. Conscientes que ceci peut décourager votre direction, les équipes d’Eqinov prennent à leur charge la gestion de la complexité des règles des différents dispositifs, adaptent votre programme de flexibilité à vos contraintes et accompagnent vos équipes dans la démarche. Objectif : vous offrir le maximum de valeur tout en simplifiant la mise en œuvre.

 

Idée reçue #4 : l’avantage financier est flou

Pour certains industriels, il est difficile de quantifier le gain financier qu’ils retireront in fine de la valorisation de la flexibilité électrique. C’est pourquoi des opérateurs comme Eqinov s’engagent, sur la base de vos consommations historiques, sur une rémunération fixe en contrepartie de la mise à disposition de votre flexibilité lors des épisodes de tension du système électrique. Cela limite le flou et évite les mauvaises surprises !

 

Idée reçue #5 : nous manquons de ressources pour piloter la démarche

De nombreux industriels ne disposent pas du temps ou des ressources internes nécessaires pour identifier leur flexibilité de consommation électrique et jugent la démarche non-prioritaire. C’est sans compter sur votre opérateur d’effacement qui a précisément pour mission d’analyser votre consommation, de vous faire part de son expérience des processus industriels de votre secteur et de la flexibilité existante au sein de sites similaires aux vôtres.

Eqinov mobilise ses experts pour réaliser l’ensemble de l’étude technico-économique de votre flexibilité et vous faire part des gains financiers que vous pourriez retirer de sa valorisation. Leur implication à vos côtés se mesure ainsi dès les premiers échanges.

 

Idée reçue #6 : cette démarche fait peser sur notre entreprise un risque de pénalités pour retard de livraison

Certains industriels craignent devoir supporter des pénalités de retard de la part de leur client si leur flexibilité est activée pour soulager le réseau électrique lors de jours de tension successifs. Or, Eqinov propose à tous ses clients la possibilité de rendre indisponible leur flexibilité dès que des contraintes opérationnelles ne leur permettent pas de l’activer. Cette option assure au système électrique la disponibilité des consommateurs pour s’effacer et évite à l’entreprise de craindre un impact trop fort sur ses engagements vis-à-vis de ses clients.

 

Idée reçue #7 : pendant les périodes d’effacement, nos collaborateurs ne travaillent pas

« On ne peut pas mettre tout le monde au chômage technique ! » Effectivement, vous ne pouvez pas, et vous n’aurez pas à le faire ! Aujourd’hui, le cadre réglementaire n’impose pas un effacement systématique pendant 20 jours par an comme prévu au travers du tarif EJP.

Les besoins d’ajustement de la consommation sont très ponctuels et uniquement liés à une tension avérée du système électrique, lors d’une vague de froid par exemple. Ils sont ainsi limités à quelques heures par an : une période qui peut être consacrée par vos équipes à de la petite maintenance. Et surtout, n’oubliez pas, vous pilotez au jour le jour la disponibilité de votre flexibilité sur votre application DREAMS© disponible sur le web et sur mobile !

 

Idée reçue #8 : le risque de perte financière en cas de défaillance lors de l’activation est fort

En cas de non-respect de vos engagements, par exemple si l’activation de votre flexibilité n’est pas conforme au programme de flexibilité, la rémunération sur laquelle Eqinov s’est engagée peut en effet être réduite. Cependant, dans le pire des scénarios, votre entreprise n’enregistre ni bénéfice, ni perte sèche.

Les arguments pour convaincre votre direction


Le contexte réglementaire est en train d’évoluer positivement en faveur du déploiement de nouvelles flexibilités de consommation pour compenser la fermeture des centrales thermiques. Les capacités d’effacement requises pour assurer la sécurité d'approvisionnement électrique du pays devraient ainsi être triplées en France d’ici 2028, avec pour objectif passer de 2 GW à 6 GW.

Une belle opportunité de participer à la transition énergétique, comme le font de plus en plus d’industriels. Besoin d’une force de conviction supplémentaire ? Rien de tel qu’un retour d’expérience pour rassurer vos décideurs. Le récit de la collaboration des carrières de Vignats avec Eqinov devrait étayer encore votre argumentaire.

 

Devenir une industrie flexible n’est pas adapté à tous les secteurs. Néanmoins, chaque situation mérite d’être étudiée pour faire l’objet d’une offre de valorisation de la flexibilité électrique ajustée à vos processus de production. Vous voulez en savoir plus sur les perspectives qui s’offrent à vous ? Contactez un expert Eqinov pour en discuter.